Faire son colorant naturel avec des plantes


Il est simple de faire des colorants maison pour ses savons ou cosmétiques avec des plantes. Vous l’avez même peut-être déjà fait sans vous en rendre compte si vous faires vos macérâts huileux Clignement d'œil

Il suffit de prendre une plante ou épice réputée pour colorer, une poudre ou autre et de faire un simple macérât sur une huile claire de préférence pour ne pas que cette dernière altère la couleur, du moins le moins possible.

Pour vous montrer j ai décidé d’utiliser l’annato en grains que j’avais sous la main pour tester

j’ai pris

  • 1/4 de tasse d’huile d’amande douce (ou autre huile claire)
  • 1/4 de tasse de graines d’annatto (roucou, rocou,achiote, urucum)

 

Il suffit de faire macérer dans une huile végétale de votre choix des grains quelques jours et de filtrer les grains. L’huile colorée est  prête à être utiliser dès la couleur désirée atteinte pour faire un savon dans la méthode de son choix Sourire

 

ca donne ceci après quelques jours et filtré

 

On peut faire ses essais avec une autre plante en autant que l’ingrédient est liposoluble bien sur.

Si l’ingrédient est hydrosoluble on peut le mettre dans l’eau de soude si on veut tester dans un savon mais la soude étant bien capricieuse ca ne donne pas toujours ce que l’on veut car elle a tendance à faire jaunasse ou brunir bon nombre d’ingrédient….et ca dépends aussi du PH du savon et du cosmétique les couleurs peuvent varier selon une foule d’autre facteur comme le pH, la couleurs des huiles, autres additifs, fragrance etc….…..

 

ici deux exemples en savon…….

celui du dessous à gauche est fait avec 40% d’huile d’olive qui était très verte au départ donc déjà le savon était foncé, le haut est coloré avec de l’argile rouge et le reste avec le résultat de la macération des graines d’annato ….je n ai pas testé encore sur un savon pâle, je le ferais prochainement, car ca donnera un résultat plus clair. En plus je lui ai mis de la poudre de camomille…mais ce savon je vais vous en reparler cette semaine….. Clignement d'œil

celui  de droite est un savon refonte, technique où la couleur à mieux réussi je trouve malgré une pate qui était foncé aussi…..

 

 

J’ai trouvé cette info et je voulais la partager avec vous car je la trouvais bien intéressante et donne le gout de tester si on à ses plantes sous la main…le printemps à nos portes ca peut aussi donner l’idée pour de nouvelles venues dans votre jardin Clignement d'œil

 

cela provient de ce site http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm et bien que les indications ne sont pas spécifique pour savon et cosmétiques ca peut donner une bonne idée

 

IGREMOINE

L’aigremoine eupatoire est une plante riche en tanins. On peut donc l’utiliser pour obtenir des jaunes roux mais également des bruns très foncés ou des verts mousse en ajoutant des sulfates de fer ou de cuivre à la fin du bain.

jaune vert brun

AIRELLES

Arbrisseaux de montagne et de forêts en milieu tempéré. De la famille des Ericacées. Les baies fournissent un jus très coloré qui teint difficilement. Les gaulois étaient spécialistes pour teindre à partir de baies. Les baies contiennent des colorants anthocyanes qui donnent de très belles couleurs vives mais résistent peu au soleil et virent souvent sous l’action du savon (attention, donc au changement de pH!!)

rose à violet

AMANDES

La coque de l’amande (partie charnue et veloutée verte) ressemble beaucoup pour le teinturier au brou de la noix. il permet d’obtenir de délicats verts tendres. On sait que l’utilisation de ce colorant est très ancienne et il semble que les hébreux l’utilisaient abondamment. La couleur obtenue, si elle est assez pâle, est en fait très solide, elle aurait même tendance, d’après nos observations, à foncer au cours du temps.

vert céladon

ANTHEMIS

L’Anthemis tinctoria est parfois appelée la camomille des teinturiers. Petite fleur jaune, elle se cultive facilement et permet d’obtenir de jolis jaunes solides. Elle fut longtemps cultivée et demeure endémique à l’état sauvage. Si vous en trouvez, laissez là donc sur le bord du chemin et tâchez plutôt de la cultiver ou bien achetez là auprès de magasins spécialisés en produits de teinture ou chez les herboristes.

jaunes

ARTICHAUT

L’artichaut est une plante tinctoriale…il faut plutôt utiliser ces feuilles qui donnent de jolis jaunes clairs sur la laine…certains prétendent qu’on peut obtenir d’autres couleurs ainsi que le fameux topinambour qui donnerait une fécule bleue…mystère! Nous n’avons pas encore essayé.

jaune clair

AULNE

L’aulne est une source de couleurs variées qui se marient très bien ensemble…Avis aux amateurs de couleurs automnales: les feuilles donnent un jaune foin, les cônes des bruns riches qui tournent vers le kaki et l’écorce donne des marrons ou des noirs avec du fer ainsi qu’ un superbe noisette si l’écorce est laissée à fermenter dans un baquet d’eau croupie : l’eau prend alors une superbe couleur orange vif en quelques semaines et lorsqu’une pellicule cuivrée apparait à la surface, il suffit de laisser la laine tremper dans le baquet pour qu’elle prenne des tons noisette variés et saturés en fonction de la durée.

jaune, kaki, marron, noisette

BOIS DE CAMPECHE

Le bois de campêche a connu un grand succès à partir du XVIIe siècle car il fournit des couleurs rares (bleu, violet, noir…) mais son emploi reste difficile pour obtenir des couleurs solides. Il faut donc privilégier un bon mordançage.

pourpre, bleu et noir

BOULEAU BLANC

Les feuilles de bouleau (surtout les fraiches au printemps) donnent de très beaux jaunes poussin solides. L’écorce de bouleau (pas la pellicule blanche mais l’écorce brune) donne des très beaux caramels ou bruns. Dambourney, savant du XIXe siècle, qui a obtenu plus de 500 nuances avec des fleurs et plantes communes conseillent souvent d’utiliser un bain de bouleau pour fixer avant la teinture définitive une couleur fragile. Seulement, il faut se méfier des effets de ce bain qui risque d’altérer la couleur définitive.

jaune brun

BOURDAINE

L’écorce et les baies de bourdaine sont, selon Dambourney, de très bons fournisseurs de couleurs rares (brun cannelle, vert, bleu, prune…) mais nous n’avons pu encore expérimenté cette plante car elle est difficile à trouver dans l’Est de la France…

brun, bleu, vert…

CACHOU

Le cachou constitue une bonne matière colorante qui fournit de beaux roux et bruns. le seul problème est la difficulté à dissoudre la matière dans un bain…il faut insister pour transformer la pâte collante en un bain homogène…

marron

CARDON

Les feuilles de ce légume ancien injustement délaissé donnent très facilement du jaune, comme bon nombre de plantes…Le cardon a le mérite de teindre très facilement sur des laines peu mordancées.

jaune

CARTHAME

Les ligules du sommet de la fleur donnent des jaunes orangés mais il faut plutôt les faire tremper dans l’eau pour éliminer ces colorants jaunes instables puis teindre avec la masse séchée de ligules en milieu basique (pensez à utiliser les cristaux de soude St Marc) et vous obtiendrez les délicates (mais fragiles !) nuances des roses et cerise utilisées par les tisserands coptes de l’Antiquité.

jaune mais aussi rose, rouge pâle, cerise, groseille…

CHENE

Si les feuilles du chêne donnent un beige assez sale, l’écorce est une des sources végétales les plus connues pour le tanin et donnent donc de belles couleurs tannées qui virent vers un noir bleuté corbeau en présence de sels de fer.

beige à noir

COCHENILLE

La cochenille est utilisée depuis l’époque antique pour obtenir des beaux rouge et violets. Cette teinture est déjà utilisée chez les Hébreux et est utilisée pour les tissus de luxe avec la pourpre. La cochenille est la femelle d’un petit insecte : on peut utiliser différentes cochenilles mais la plus courante est la cochenille d’Amérique (Coccus Cacti). On la trouve dans le commerce sous forme d’insectes séchés ou en poudre (le carmin des peintres et des pâtissiers). La cochenille est utilisée encore comme colorant alimentaire sous le nom de E120.

(note de Parfum: J’ajoute à cette info que l’on retrouve souvent cette poudre sous le nom de carmine et que je n’ai pas réussi a avoir aucune couleur dans le savon mais dans d’autres préparation oui j’ ai eu un rose clair à moyen)

rouge rose, pourpre rouge, pourpre bleu, rouge vif

CURCUMA

La racine de curcuma, qui rentre dans la composition du curry, est utilisée sous forme de poudre jaune vif. Son utilisation en teinture est très ancienne surtout en Inde où il confère une protection au tissu teint avec ce colorant. Les couleurs obtenues sont dans la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l’utilisation de sels de cuivre ou de fer. L’usage d’un mordançage est superflu. La couleur prend bien sur tous types de matières (coton, lin, chanvre…) mais la couleur est instable et vire au rouge en pH basique.

jaune-vert-brun

DALHIA

Bon nombre de fleurs du jardin permettent de teindre, en particulier, les zinnias, cosmos ou encore les dahlias. Privilégiez les fleurs aux teintes les plus foncées et vous obtiendrez des tons grenat.

rouge grenat, rose, orange

ERABLE

Les feuilles d’érable, comme beaucoup de feuilles d’arbre, teignent en jaune.

jaune

FIGUIER

Les feuilles de figuier teignent dans des tons raffinés de jaune poussin…Elles ont en plus l’avantage de répandre lors de la cuisson un doux parfum de figues qui rappelle l’odeur enivrante des confitures…

jaune poussin

FOUGERE

Les fougères sont , paraît-il, utilisables pour obtenir des verts foncés. Nous n’avons obtenu que des verts tendres avec les frondes de fougère (les crosses de Saint-Jean). La couleur est cependant solide.

vert

GARANCE

Plante rubiacée, aux fleurs vert jaune, dont le rhizome fournit un colorant rouge. On la remplace aujourd’hui par l’alizarine de synthèse. Elle est l’une des plus anciennes plantes tinctoriales et fut cultivée dans ce but jusqu’au début du XXe siècle. La racine fournit un rouge orangé qui peut tirer sur un rouge franc avec divers mordants ou vers le brique si le bain est en ébullition.

rouge orange, oranges

GAUDE

La gaude est une des plus anciennes sources de jaune car la couleur obtenue est très stable contrairement à la masse des jaunes obtenues par des plantes courantes. Cette plante est protégée aussi il faut utiliser la gaude vendue par les spécialistes en colorants ou chez les herboristes. La plante est également facile à réussir en culture et est une jolie plante décorative. On trouve maintenant sa semence chez de nombreux grainetiers spécialisées en plantes rares

jaune

GENET

Le genêt passe pour être une ancienne plante tinctoriale utilisée dès l’Antiquité. Si le genêt à balais donne des jaunes et même des verts (le vert de la tapisserie de Bayeux passe pour être un vert tiré du genêt), il existe une autre espèce de genêt, le genêt des teinturiers, aux fleurs plus petites qui donne un superbe jaune d’or sur la laine.

jaunes et vert

GENEVRIER

Le genévrier permet d’obtenir des tons abricot sur la laine. Si l’on croit Pline l’Ancien, les gaulois utilisaient les baies de genièvre pour obtenir du vert. Malgré plusieurs essais, nous n’avons obtenu que des verts pâles et la laine ressort comme « cireuse » et grasse. La confusion entre différents types de baies est envisageable; dans ce cas, Pline l’Ancien aurait pu confondre genièvres et baies de nerprun qui donnent facilement un joli vert printemps.

abricot, vert (?)

HENNE

Le Henné est utilisé en Afrique du Nord pour le maquillage mais également pour la teinture de la laine. les feuilles teignent en orange vif et peuvent même donner un rouge ou un marron suivant la quantité et le temps d’ébullition.

orange marron

INDIGO

Matière colorante bleue, provenant des feuilles de l’Indigotier. Cette teinture a une particularité : la coloration de la fibre se fait non par imprégnation mais lors de la sortie, par oxydation avec l’air. L’indigo se réduit en corps invisible et reprend sa forme bleue lors de l’oxydation.

bleus

LICHENS

Les lichens teignent non seulement par bains d’ébullition (teintes vertes, jaunes…) mais également par fermentation dans un bain d’ammoniaque (l’utilisation d’urine conservée dans des bocaux hermétiques est particulièrement efficace mais aussi nécessaire pour ne pas indisposer les gens autour de vous…l’utilisation d’un masque et de gants est tout particulièrement conseillée, mais jusqu’où la passion peut-elle nous entraîner…? Pensez à organiser des soirées entre amis pour récolter le volume nécessaire…à ce propos, les traités anciens prohibent l’urine féminine, trop pauvre en ammoniaque…). Les lichens, connus alors sous le nom d’orseille, donnent des couleurs variées en fonction des espèces de lichens nombreuses.

verts pâles, oranges, rouges, violets…

MELEZE

Le mélèze, comme le chêne ou d’autres arbres, concentre beaucoup de tanins. Les rameaux de l’arbre ou encore les cônes permettent d’obtenir des beiges et des bruns clairs qui foncent et tirent vers le gris foncé avec du sulfate de fer.

beige, brun, gris foncé

MILLEPERTUIS

Si la plante entière teint en jaune ou roux, les fleurs concentrent plus de colorant. Dans un bain classique elles peuvent donner des nuances très délicates de roux orangé. Les fleurs infusées dans un bain alcoolisé rendent un colorant rouge, connu sous le nom populaire de sang de Saint Jean, qui en chauffant et en s’oxydant transmet à la laine une superbe nuance de vert printemps assez stable et très lumineuse.

jaune roux, vert

NERPRUN

Les baies de nerprun sont à faire fermenter pour obtenir un jus foncé qui vire au vert en quelque temps. On obtient alors des jolis jaune vert. la baie, lorsqu’elle est encore verte donne de très beaux jaunes. Elles étaient connues sous le nom de graines de Perse ou graines d’Avignon autrefois. Dambourney, au XIXe siècle a réussi de très beaux verts avec la nerprun…il les a joliment baptisés Vert de chine, vert de pré, vert perroquet et vert colvert (bonne chance à ceux qui désireraient obtenir cette nuance, vous n’êtes pas au bout de vos peines…les baies sont difficiles à cueillir, il faut les trier car certaines sont trop immatures pour ne pas « jaunir » le bain, la quantité à récolter est impressionnante et le jus en fermentant dégage une odeur forte qu’on pourrait situer entre le vieux vinaigre et le pipi de chat…)

jaunes et surtout des verts, rares dans les couleurs naturelles…

NOIX DE GALLE

La noix de galle est également une source riche en tanin. Elle permet d’obtenir avec du fer de très beaux bleus lavés mais également des violets bruns mats ainsi que des noirs profonds.

bleu délavé à noir saturé

NOYER

Les feuilles de noyer donnent surtout des verts qui brunissent avec l’âge. Les couleurs résistent mieux avec des feuilles sèches. Les noix, entourées de brou frais, donnent de très beaux bruns solides mais la meilleure façon est encore de faire fermenter les brous, en automne lorsque la noix tombe, dans de l’eau et de laisser fermenter plusieurs années. Un simple chauffage de ce liquide parfumé donne alors les superbes bruns des tapisseries anciennes.

vert gris, bruns et noirs

OEILLET D’INDE

Les fleurs d’œillet d’inde ou de roses d’inde donnent de beaux jaunes foncés et même des oranges ou des roux. l’odeur du bain est enivrante et comble de chance, il est possible de teindre avec les fleurs en voie de fanaison et donc de profiter de leur floraison le plus longtemps possible.

jaunes, oranges et roux

OIGNON

La pelure d’oignon constitue sans doute la matière la plus facile à utiliser pour les débutants en teinture et donnent toujours de bons résultats mais il faut plusieurs années d’expérience pour savoir l’utiliser à bon escient et obtenir en fonction de l’époque de séchage, du mordant et de l’espèce d’oignon une gamme riche et variées de coloris.

jaunes, verts et oranges

ORCANETTE

La racine d’orcanette est utilisée depuis les temps anciens. Il vaut mieux en acheter dans le commerce (chez les vendeurs de pigments spécialisés par exemple). La couleur obtenue dans un bain classique est parfois terne, alors essayez avec un bain ou les racines ont infusé dans l’alcool. On obtient de très beaux pourpres et même des violets saturés. La couleur est fragile mais l’éclat obtenu est irremplaçable et demeure une grande joie pour le teinturier.

carmin à violet foncé

PASTEL

Le pastel, s’il fallait retenir une plante tinctoriale qui a marqué l’histoire, demeure l’une des sources de bleu les plus utilisées en Europe depuis le néolithique. Son nom gaulois (le Glastrum) montre l’importance de cette plante sacrée à l’époque de la Tène finale qui possède un fort pouvoir religieux et guerrier. Les Bretons et les Pictes se peignaient le corps avec, ce qui fit dire à César que les femmes de ces peuples ressemblaient à des éthiopiennes. Le pastel fut ensuite cultivé dans plusieurs régions d’Europe, surtout à partir du XIIIe siècle avec le triomphe de la couleur bleue. Il fit la fortune de régions diverses comme Amiens mais surtout Toulouse et Albi. Le principe de teinture est le même qu’avec l’indigo. Le pastel a cependant le désavantage de moins concentrer de matière colorante. Il en faut donc beaucoup pour obtenir un bleu saturé. Aujourd’hui, la culture du pastel est relancé à Lectoure pour produire des colorants, pigments à base de feuilles de pastel.

BLEUS

PERSIL

Le persil teint en jaune vif et le jaune obtenu est très solide. On peut obtenir une nuance proche avec le fenugrec.

jaune

POMMIER

La plupart des arbres fruitiers donnent une couleur. Les feuilles du pommier donnent ainsi une teinte jaune assez soutenue. L’écorce fournit de très beaux beiges, jaunes qui tirent vers le rose. Le jus de pommes mais encore plus le vinaigre de cidre constituent de très bons mordants ou fixateurs.

jaune

PRUNELLIER

Les baies de prunelle fournissent en grande quantité des tons pâles, très pâles de rose timide ou de bleu lavande…Nous vous déconseillons l’essai : la cueillette est fastidieuse pour pas grand chose au bout du compte.

bleu très pâle, rose chair

RAISINS

On sait déjà que le vin tache. Il teint également grâce à la présence de colorants dans la peau du raisin. Comme beaucoup d’autres couleurs fournies par les baies et les fruits, les teintes obtenues sont très fragiles et instables.

pourpre

REINE DES PRES

La fleur de la reine des prés, en plus d’être très parfumée, donne de superbes jaunes soleil. La plante entière donnent des verts mais c’est surtout la racine qui est intéressante car elle est gorgée de tanins et teint facilement vers des bleus gris dans une marmite de fer. Si vous voulez éviter de teindre avec du fer (le fer a tendance à ronger la laine), faites cuire dans le bain de teinture une grande quantité de feuilles de frêne ou bien des racines d’oseille sauvage car elles sont riches en fer naturellement.

jaune, bleu noir

RONCE

la ronce, connu plus sous le nom de mûre, donnent pour la plante entière de jolis gris solides. le fruit, comme ses cousins le sureau ou la myrtille, donne de beaux violets qui virent au bleu ardoise avec un corps alcalin (savon…)

violet, bleu

SAFRAN

Le safran, issu du Crocus Sativus est utilisé depuis l’Antiquité pour teindre en jaune…. safran, naturellement ! S’il faut peu de safran pour obtenir un bain, le prix de revient de cette teinture est tout de même assez élevé aussi il vous faut préférer teindre de petites quantités ou alors privilégier l’utilisation de la racine de curcuma.

jaune…..safran!

SANTAL

Ce bois, qui sert traditionnellement en parfumerie fait partie de la grande famille des bois rouges connus dès le Moyen Age sous le nom de bois de Brasil car ils donnent à la laine des couleurs rouge vif proches de la couleur de la braise. C’est parce que les Grands explorateurs en trouvèrent en abondance en Amérique du Sud que la Terre de Vera Cruz a été rebaptisée sous le nom de Brésil.

rouge et roux

SCABIEUSE

La famille des scabieuses est vaste. Si certaines fleurs teignent vers des violets pourpre, la scabieuse la plus commune (la knautie) donne un joli vert bien que sa fleur soit lilas!!!

vert tendre

SENECON

Le séneçon, connu également sous le nom d’herbe à Saint Jacques ou bien encore celui de jacobée, donne des jaunes paille qui virent vers le vert mousse avec du cuivre…

jaune, vert

SERRATULLE

la serratulle des teinturiers donne également des jaunes…elle fut retenue par les teinturiers car son jaune est assez solide et n’a pas tendance à verdir avec l’âge.

jaune

SORGHO

Le sorgho africain est une plante tinctoriale bien souvent négligée. Pourtant les tiges mises à fermenter permettent d’obtenir de beaux rouges sur laine mais aussi sur le coton.

rouge

SOUCI

Les fleurs de souci donnent des résultats similaires à ceux obtenus avec les pelures d’oignon.

jaunes clairs et foncés, orangés

SUMAC

Les feuilles de Sumac, riches en tanin, donnent des gris beige avec un mordançage classique mais des violets et gris foncés proche du noir avec un nuançage à l’oxyde de fer.

gris à noir

SUREAU

Cet arbuste dont on fait des confitures et des beignets est aussi une plante tinctoriale. Les feuilles donnent des verts tendres mais l’odeur du bain est parfois insoutenable (frottez quelques feuilles et vous verrez!!). les baies donnent de très beaux violets qui sont instables et tournent vite au bleu avec le savon. Le sureau convient bien pour la teinture de fibres végétales (coton, lin…). Séchées ou fermentées, les baies du sureau noir donnent des bruns alors que les baies du sureau hyèble donnent des bleu gris et parfois des verts foncés assez jolis.

bleu ardoise, violet, vert foncé

THE

Le thé est lui aussi riche tanin. Utilisez de préférence un thé de chine car les feuilles ont fermenté et le bain de teinture prend plus facilement. Le mordançage n’est pas indispensable et le bain au thé peut parfois être utile pour renforcer une couleur délicate.

rose, beige, caramel clair.

VERGE D’OR

La verge d’or, que l’on trouve en grande quantité sur des terrains vagues ou sur les talus de chemins de fer fournit des beaux jaunes facilement tirant vers le vert pré ou le vert mousse.

jaunes

LES FAUX-PRODUITS……

Bon nombre de fruits, de plantes tachent les tissus si on a le malheur de les renverser. Qui n’a jamais renversé un verre de vin sur la nappe, ou écraser une framboise sur sa chemise… Mais, même si l’on a des problèmes pour enlever ces auréoles, ce ne sont pas forcément des produits de teinture. Il ne faut pas confondre taches et teinture. Voici la liste de quelques faux amis:

La cerise qui ne donne que des vieux roses séchés

La fraise

La framboise…bref la plupart des fruits rouges

Le bleuet qui n’a jamais donné de bleu, comme cela est bien souvent indiqué à tort dans des ouvrages anciens

Les racines de pissenlit qui devraient donner un « rouge tomate » mais qui, en fait ne donnent que des litres de sueur perdue pour arracher ces racines

La betterave et autres choux rouges qui ne donnent que des couleurs fugitives et parfois même rien du tout!

Enfin, il est courant de voir citer au rang des plantes qui contiennent de l’indigo de nombreuses plantes qui en fait n’en contiennent pas : ex., la renouée des oiseaux, tout simplement parce qu’elle ressemble à la persicaire du Japon qui, elle, en contient ; La scabieuse contient une molécule colorante bleue (jeunes feuilles de la rosette) mais il ne s’agit pas d’indigo…

 

 

Ils en existent d’autres et si vous en connaissez qui ne sont pas mentionnées plus haut n’hésitez pas de partager dans les commentaires……Rire

 

Je vous ajoute aussi un lien vers le blog de Soylent qui a fait un macérât de verveine pour colorer un de ses savons….c est d un beau vert!!!!!…..

le macérât

http://le-melting-pot-de-soylent.blogspot.com/2011/02/macerat-de-verveine-colorant-pour-savon.html

le savon en question

http://le-melting-pot-de-soylent.blogspot.com/2011/02/savon-une-verveine-marseille.html

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13 Replies to “Faire son colorant naturel avec des plantes”

  1. Bonjour !

    Je viens de lire ton article sur les colorants naturels et je suis très agréablement surprise que tu y ais mis un lien vers mon blog, c’est un grand honneur pour moi !

    Je suis très heureuse que mon macérat de Verveine te plaise et que tu en parle au travers de ce sujet très intéressant et très bien fait.

    Je suis abonnée à ton blog depuis plus d’un an, et c’est avec un réel plaisir que je lis et que je m’inspire de tes articles à chaque fois, même si je n’ose pas toujours les commenter.

    Je suis très curieuse d’essayer de nouveaux macérats pour mes savons, n’étant pas fan des colorants synthétiques, ton article va m’être très utile !

    À bientôt !

  2. hihi!! je venais justement de te laisser un petit message sur ton blog pour te dire…. quand j ai vu ton article et bien j’ai ajouté car je trouvais la verveine très intéressante …..et je trouve le vert si beau en savon 🙂

  3. Génial, ça donne envie d’essayer plein de trucs… Pour le savon, mais aussi pour le tricot!

  4. Merci pour le lien intéressant. Pour l’urucum, il y a aussi la macération ds le beurre de karité façon Moune qui fonctionne bien et qui colore d’une très jolie façon les crèmes.

  5. Merci Parfum pour cette antholige de plantes… il faut hélàs aussi tenir compte du pH… (surtout pour les anthocyanes des rouges qui virent au marron). j’ai déjà plusieurs fois envisagé d’ajouter un peu d’alun…

  6. Merci pour toutes ses infos ! Je garde précieusement ta page en mémoire..
    bises

  7. je vous dit merci pour c’est information sur les colorant naturel as base de plante. Sa me sera utile pour une expérience sur les pigmentations des plantes (modification d’ADN des plante pour en modifier la couleur ). je vous tien au courant si mes quelque tentative donne des résultats. En espérant que sa aide quelqu’un d’autre. ❤

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